Solène Stephany

Quand le chemin n'existe pas, c'est en marchant qu'on crée le chemin.

J'enseigne le Bambou Do à Nantes. Ce que je propose, ce sont des ateliers pour sentir, débrancher un peu le mental, et laisser le corps reprendre sa place. On n'a pas besoin que le cerveau décide de tout.

On vient une heure, une journée, ou chaque semaine. Les artistes et les sportifs passent par la même pratique, d'un autre côté. J'ai aussi une pratique de théâtre: elle ouvre le Bambou Do vers la scène. Ici, on pratique.

Solène Stephany

La pratique

Trois portes. On les joue. San Zon, savoir sentir. Honnête, c'est tout. Pas de stratégie: le cœur et le souffle pour se guider.

Le corps est un vaisseau. Il a beaucoup à nous apprendre, si on le laisse. On n'apprend pas à un enfant à marcher. On se met à côté. On l'accompagne jusqu'à ce que le geste soit à lui.

J'ai fait l'expérience d'un changement dans le corps et dans l'esprit. Des espaces qui s'ouvrent. Laissons notre corps nous enseigner ce que nous ignorons, et offrons-nous des ailes.

Mes propositions

Chemin dans les bambous, encre

Le théâtre ouvre

En France, le théâtre est souvent très bavard. Le corps raconte autre chose, parfois même l'inverse de ce qu'on est en train de dire. Chaque mouvement a un sens.

Le Bambou Do m'a donné une fluidité, et comme une autorisation d'aller chercher des gestes que je ne me connaissais pas. Sur scène, ça change la façon d'arriver. Le trac traverse sans tout commander. L'espace devient lisible. Le public n'est plus un mur. Les partenaires, on les sent vraiment.

J'enseigne le théâtre comme une pratique, un art de vivre. Pas comme une case dans l'agenda.